Câprier
Exposition de Perrine PÉe
1er avril au 10 mai
Salle du Roi
Depuis l’enfance, Perrine Pée cultive un regard attentif sur le vivant. Observer, sentir, toucher, cueillir, broyer : le jardin est pour elle un espace initiatique, un lieu de découverte sensorielle où le cycle des saisons façonne notre rapport au monde.
Au cœur de cette recherche, la fleur s’impose comme une évidence. Luxuriante et fragile, éphémère et toujours renouvelée, son éclosion est une réjouissance sans cesse recommencée.
Par le soin qu’on lui porte, par l’identité de son essence, la fleur relève de l’intime et devient mémoire. Elle est langage : offrande d’amour, de deuil, de célébration ou de transmission. Rose rouge, bouquet de noces, fleur séchée, couronne mortuaire… le floral traduit nos sentiments et traverse nos cultures, nourrissant la poésie, l’art et les imaginaires collectifs.
Avec Butinerie, Perrine Pée propose une série de dessins d’inspiration botanique où se mêlent observation, symbolique et sensibilité. La première œuvre, Hymen, réunit un bouquet de fleurs associées à la virginité — le lys, le jasmin et le lotus — auréolé de couleurs fondamentales : le rouge vital, le noir terrestre et le bleu céleste. Commencée à Paris et achevée à Saint-Quentin-la-Poterie, cette œuvre est nourrie par la contemplation quotidienne des espèces rencontrées au fil des promenades : arbousier, chardon, pavot, trémière, arnica, sauge…
Présentée à la Salle du Roi, l’exposition réunit également des dessins réalisés dans un cadre pédagogique : identification des espèces pour un poster dédié à la cueillette responsable en milieu méditerranéen, et illustrations pour le parcours du Parc des Aromatiques aux Termes d’Allègre-les-Fumades.
En écho au Jardin Médiéval d’Uzès, certaines œuvres mettent à l’honneur des plantes emblématiques choisies par ses horticultrices, comme le câprier ou le pavot somnifère. Le chèvrefeuille, enfin, trouve ici sa promesse tenue.
Églantier